Guide de vie et de comportement antistress

 

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La Bible nous met judicieusement en garde contre les peccadilles : elles nous conduisent souvent à commettre le pire.

Dans la vie quotidienne aussi, les détails, les riens font souvent la couleur du temps. Les attitudes, les gestes, les pensées sans importance induisent, sans en avoir l'air, nos comportements. Pour se prémunir contre le stress, il faut revenir à des règles élémentaires de bon sens et de sagesse qui nous servent à la fois de frontières et de boucliers.

Sans stress il n'y a pas de vie. Mais avec trop de mauvais stress, la vie n'est pas ce qu'elle pourrait être. Les petits stress mille fois répétés usent notre capital d'énergie et abusent de notre résistance. Nous laissons trop souvent passer sans les voir les bons stress stimulants et reconstituants, et, surtout, nous négligeons de les provoquer, de nous créer des moments de plaisir, de vraie détente, de satisfaction, sans arrière-pensée.

Le meilleur allié du stress est l'incapacité de l'homme à se préserver, son incroyable faculté à se conduire comme s'il était son pire ennemi. Devenez votre meilleur ami. C'est le sens du guide de vie anti-stress qui s'exprime en vingt comportements, conseils plus que commandements.

Ayez un but à vos mesures

Chacun doit se fixer ses propres objectifs, le but qu'il veut atteindre pour donner un sens à sa vie et à ses actions.

Les objectifs personnels doivent être conduits de la même façon, selon les mêmes règles, avec réalisme et cohérence.

Il faut un minimum de cohérence et d'harmonie dans le choix de ses objectifs et ne pas se fixer des objectifs fous, irréalistes, contradictoires, qui deviendraient une cause de stress.

Ayez des motivations

La motivation, c'est le grain de sel qui donne envie d'agir et d'entreprendre. Sans elle, il n'y a pas d'action.

C'est aussi le meilleur antidote du mauvais stress, et le plus grand générateur de bon stress.

Quelle que soit la motivation, le plus important est de se motiver chaque jour pour avoir sa dose de bon stress.

Soyez vous-même

Soyez vous-même, dites qui vous êtes et ce que vous êtes. Soyez vrai. Ne vous faites pas passer pour ce que vous n'êtes pas, vous y perdriez votre santé morale et physique. Se montrer tel qu'on est, s'assumer, c'est être en accord avec soi-même, ne pas accumuler les hontes, les frustrations qui sont autant de stress majeurs.

Etre soi-même veut dire :

  • Ne pas paraître, mais être, avec ses manies, ses défauts, ses habitudes, ses faiblesses.
  • Etre à sa place et assumer sa condition, quelles que soient cette condition et la situation. Il n'y a pas de honte à être de condition et d'origine modestes, à avoir peu de moyens matériels, peu de culture ou de diplômes, et à ne pas avoir la manière de... Certains passent leur temps à mentir, à dissimuler leurs insuffisances et ce qu'ils sont, pour être, finalement, toujours malheureux et n'être jamais eux-mêmes. Ce n'est peut-être qu'après, quand ils ont réussi, qu'ils sont fiers de dire d'où ils viennent et ce qu'ils étaient.
  • Assumer son identité, religieuse, raciale ou ethnique, et ne pas la dissimuler (sauf quand il s'agit de sauver une vie) par crainte de l'intolérance, de l'exclusion ou tout simplement de la différence.
  • Etre en accord avec soi, avec sa manière de penser, ses idées, ses références et son échelle de valeurs, et ne pas s'aligner uniquement pour plaire ou ne pas déplaire, ou parce qu'on est gêné d'être différent, alors que ses convictions sont importantes pour soi.
  • Rester soi-même, être vrai et ne pas essayer de devenir quelqu'un d'autre, rester tel qu'on est et ne pas tenter de changer sa nature pour devenir un autre, différent, un autre que vous n'êtes pas et que vous ne serez jamais, ou mal, en adoptant d'autres comportements, une autre manière de vivre et d'autres attitudes sociales, en reniant et en abandonnant vos amis, voire votre famille, uniquement au nom d'une prétendue évolution sociale. Il ne faut pas renoncer à des habitudes, des loisirs et à de petites choses simples de son enfance et qu'on aime bien simplement parce que "c'est honteux, ça ne se fait pas", car on vit alors une frustration, difficile à compenser.

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  • Rester soi-même, ne pas s'assimiler, car l'assimilation est une forme d'abandon, de perte de son identité, et par conséquent une forme de frustration et une perte de soi.
  • Rester soi-même, ne pas essayer de plaire à tout le monde, parce qu'on n'y arrivera pas et qu'on y laissera un peu de soi. Ce qui ne veut pas dire qu'il faille déplaire, mais plaire à ceux avec lesquels vous êtes vous-même.
  • Rester soi-même et s'affirmer, en sachant que l'obligation d'être soi-même impose quelques restrictions et ne signifie pas assouvir ses désirs et donner à tout prix libre cours, selon la conception freudienne, à ses pulsions sexuelles, à son agressivité, à sa méchanceté et à tout ce qui procure un plaisir, y compris la drogue, sans aucune intervention de notre sur-moi, c'est-à-dire de notre conscience morale et répressive.

Affirmez-vous

L'affirmation de soi, de sa personnalité et son moi est indispensable à l'épanouissement de l'individu et à l'expression de son identité. Elle implique une attitude volontairement affirmative :

  • Exprimez-vous sans détour et sans complexe, levez vos inhibitions et votre timidité et dites ce que vous voulez et ce que vous pensez sans allusion et sans gêne, en regardant votre interlocuteur "les yeux dans les yeux".
  • Dites "je" et pas "nous", n'ayez pas honte de personnaliser, de donner votre opinion, votre sentiment, votre analyse. Votre avis est au moins aussi important que celui de votre interlocuteur. Ne pensez pas qu'il est ridicule, ou qu'il n'intéresse personne. Ne pas donner son avis, c'est s'exclure et laisser faire les choses sans vous, et peut-être contre vous.
  • Défendez vos idées, vos droits et votre territoire, ne laissez pas les autres le faire pour vous, ils le feraient mal. Nul ne peut mieux le faire que vous-même.
  • Ne vous laissez pas marcher sur les pieds. Et ne laissez pas les autres empiéter sur vos acquis et vos droits, dites ce à quoi vous tenez et précisez ce que vous n'admettez à aucun prix.
  • Mettez cartes sur table, et n'ayez pas peur de revendiquer, de demander et de réclamer ce qui vous revient.
  • Exprimez votre désaccord et votre mécontentement, et ne faites pas semblant d'être satisfait alors que vous ne l'êtes pas ou que vous êtes contrarié.
  • Apprenez à dire non quand il le faut, ne dites pas oui alors que vous pensez non. Ne dites pas oui par honte, par timidité ou pour ne pas déplaire, heurter ou contrarier, alors que c'est important pour vous. Ne dites pas non plus non par opposition systématique, pour ennuyer gratuitement, humilier ou dévaloriser l'autre, mais dites non après réflexion. Il n'est pas nécessaire de le dire brutalement avec agressivité ou méchanceté, ce qui serait également stressant pour vous.
  • Faites-vous respecter, c'est un bon indice de l'affirmation de soi, mais sans entrer en conflit avec tout le monde chaque fois que les avis sont contraires à ce que vous pensez, par la domination, la violence, le verbe haut et fort, ni profiter de votre position hiérarchique pour imposer systématiquement vos vues, au détriment et au mépris des opinions des autres. Il vaut mieux se faire respecter pour sa propre personnalité et sa valeur personnelle.
  • Soyez "assertifs" du mot américain assertiveness, c'est-à-dire l'affirmation positive constructive et responsable, intelligente, adulte, qui permet de mieux s'intégrer au groupe et de faire évoluer les choses dans l'intérêt et le respect de soi, mais aussi d'autrui.
  • L'affirmation de soi et de son moi ne doit conduire ni à la fuite, ni à l'exclusion et au rejet d'autrui, ni à l'égoïsme forcené, à l'assouvissement de tous ses vices, ni au combat de tous les instants, mais au contraire à l'épanouissement de soi dans l'intelligence et le respect d'autrui. L'affirmation du moi adulte passe par une évolution harmonieuse du moi de l'enfance et de l'adolescence. Il faut laisser l'enfant s'épanouir et exprimer pleinement son identité, et ne pas l'étouffer, si on veut en faire un adulte épanoui et affirmé et non pas un adulte complexé, introverti, qui aura du mal à s'adapter et à se faire comprendre et respecter.

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Prenez du recul

Si l'on se demandait plus souvent : "Est-ce que ça vaut la peine ? Et est-ce le meilleur moment ?" on éviterait bien des stress inutiles, des énervements sans objet. A prendre tout à coeur, sans mesure, on finit par se rendre réellement malade. Préserver sa santé physique et nerveuse et son équilibre psychologique exige un peu de réflexion et d'intelligence, du self-contrôle et de la patience. Tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de dire n'importe quoi ou de prendre des engagements irréfléchis ? Pas si bête. Se donner le temps ? Pas impossible.

La précipitation est mauvaise conseillère.

Lorsqu'on réagit trop hâtivement, sans réfléchir, on a plus souvent une réaction inadaptée, violente, maladroite, inutilement agressive et excessive. Les plus emportés sont généralement ceux qui ont un tempérament très extraverti, pointilleux, des exigeants incapables de passer sur rien, n'acceptant aucun compromis, même si finalement leur propre réaction est pour eux plus stressante que l'agression qui en est l'origine. L'absence de self-control et de modération provoque des remords, une insatisfaction de soi dont on ne se débarrasse pas facilement.

Il faut toujours prendre le temps d'analyser ce qui se passe, peser le pour et le contre, comprendre le pourquoi et le comment plutôt que de recevoir les agressions au premier degré. Face aux mesquineries, aux méchancetés, aux bassesses, à la médisance, à la mauvaise foi, nous devons adopter une stratégie d'autodéfense, prendre du recul, et donner aux choses et aux événements une valeur relative.

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Relativisez

Tout est relatif ? Oui. Une tension momentanée, un instant d'émotion insupportable, une colère irrépressible, une dépression, une angoisse, passent lorsque nous prenons la mesure de l'évènement qui les a suscités.

Certes, nous vivons aussi de vrais échecs, de graves déceptions, des drames, et il nous semble parfois que rien d'autre ne compte ni ne les effacera, que la vie même "ne vaut pas la peine d'être vécue". Pourtant, plus tard, on se rend souvent compte de la valeur relative des événements, que d'un mal est né un bien, que d'un empêchement, d'une contrainte nous est venue une force qui nous a conduits vers une réussite. Tout empêchement peut être bénéfique. Sans avoir été malade, saurait-on ce qu'est la santé ?

La Terre ne s'arrête jamais de tourner. Tout, sauf la vie, la santé, la jeunesse, un être cher, peut être remplacé. Nous devrions nous en rappeler, avoir des valeurs de référence, savoir ce qui est, pour nous, essentiel, et y penser avant de perdre notre sang-froid pour pas grand chose, quitte à le regretter ensuite amèrement. En toutes circonstances, il faudrait analyser la nature de l'enjeu, relativiser l'événement, et ne pas perdre de vue l'essentiel. Ce n'est le plus souvent important que sur le moment. Dites-vous : "Après tout, ce n'est que "ceci" ou "cela"..." et vous verrez que ce n'est pas si grave, ni catastrophique.

Quand un projet n'avance pas comme vous voulez ou quand un obstacle survient en cours de route ou en dernière minute et le fait échouer, dites-vous que c'est peut-être mieux et que vous ne le comprendrez que bien longtemps après.

Manquer un train ou un avion peut vous sauver la vie. Un rendez-vous raté évite parfois une rencontre désagréable. Un projet irréalisable n'est qu'un projet, et un autre plus intéressant viendra peut-être le remplacer. Tout est toujours relatif dans le temps. Rien ni personne n'est irremplaçable. C'est une pensée que l'on devrait toujours avoir à l'esprit pour se prémunir contre le stress.

Ayez des valeurs de référence

Relativiser signifie que l'on ait en contrepartie des valeurs de référence qui servent de guide et qu'on se fixe des frontières à ne pas dépasser. Que ces valeurs soient morales ou spirituelles, familiales ou professionnelles, elles nous protégeront contre le déraisonnable, le temporaire, la désillusion, le désespoir et le désarroi et nous ramèneront à la vérité et à la tolérance.

Dans le monde actuel les valeurs de référence sont plutôt absentes, et cette absence nous rend plus vulnérables. Sans elles, l'homme ne sait plus à quoi se raccrocher, surtout dans les moments difficiles où il en éprouve le besoin. Les croyants sont moins stressés que ceux qui n'ont pas de foi. La foi et la croyance en un Dieu facilitent l'acceptation des moments difficiles et même celui de la mort d'un être bien-aimé.

Les valeurs de référence ne sont pas forcément des valeurs religieuses. Il peut s'agir aussi de valeurs philosophiques, culturelles ou sociales, à condition évidemment que ces valeurs ne soient pas antisociales ou xénophobes. L'essentiel est de s'y référer pour se resituer, revenir aux vraies valeurs pour soi et relativiser ce qui nous arrive.

Le plus important est de pouvoir en toute circonstance savoir où nous allons, par rapport à quoi nous nous orientons, et ce qui est le plus important dans sa propre vie.

Les petites misères quotidiennes, les difficultés, les épreuves, aussi pénibles soient-elles, ne sont finalement rien par rapport à l'essentiel : la vie, la santé, la famille, l'amitié, seules valeurs de référence universelles.

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Décidez

Décidez, tranchez, clarifiez, rien n'est pire que le flou, l'incertitude, l'ambiguïté. Une vie de couple qui s'effiloche, une situation difficile qui s'éternise, un problème qui reste sans solution deviennent vite insupportables. L'absence de décision est aussi stressante que la "surdécision", l'obligation permanente de décider. Il faut éviter de laisser les choses en suspens et de reporter constamment la décision au lendemain.

Qu'elle soit bonne ou mauvaise, la prendre est un soulagement. Dans la vie quotidienne, professionnelle, politique, il est plus pénible de laisser pourrir la situation que de choisir une option claire, même si elle paraît radicale. Certains ne savent jamais décider et sont hésitants pour tout, même pour choisir un vêtement ou un plat. Pour eux, tout choix est problématique. On ne peut s'imposer ni se faire respecter si l'on reste évasif et incertain. Notre cerveau n'aime pas le flou et, l'incertitude des uns créant toujours le malaise des autres, ceux qui sont incapables de se décider rendent les autres malheureux.

Ne regrettez rien et ne ruminez pas

Regrets et ruminations comptent au nombre des facteurs de stress les plus graves et les plus importants.

Ruminer ses échecs, ses insatisfactions, ses déceptions, c'est les prolonger, les laisser envahir nos pensées. La rumination est un processus psychologique, conscient ou inconscient, qui survient chaque fois qu'un problème n'est pas ou mal réglé, que l'on reste insatisfait et que notre cerveau ne peut se déconnecter. La seule solution pour trouver le repos est alors de prendre une décision et de trouver une solution. Il est impératif de classer ce qui nous agresse. Tergiverser, ressasser, regretter ce qui est fait, ou non fait, empêche de passer à autre chose, et l'insatisfaction est un stress permanent. Lorsque vous avez pris un engagement ou une position dont vous êtes mécontent, n'hésitez pas à revenir dessus, à préciser votre opinion pour modifier votre attitude et être en accord avec vous-même.

Assumez ce que vous faites, tournez la page. Il y a toujours, dans la vie, un chapitre suivant.

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Appréciez ce que vous avez

Ne pleurez pas sur votre sort. "Est riche, dit la Bible, celui qui est content de ce qu'il a." Vouloir en permanence autre chose est de l'utopie, et l'utopie est frustrante car elle est sans limites. On ne peut toujours vouloir plus, ou mieux, et ceux qui rêvent de ce qu'ils n'ont pas ne sont jamais rassasiés. Il y a de la sagesse à apprécier ce qui est et ce qu'on a. On peut être heureux en ayant peu et malheureux en ayant beaucoup. La richesse est parfois synonyme de solitude. Le bonheur n'est pas forcément dans les grandes choses ni dans le luxe. Les petites choses procurent aussi des joies et des satisfactions.

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Vivez le moment présent

A toujours regretter le passé, on finit par ne plus vivre. A trop attendre le futur on rate le présent. 

On n'apprécie souvent les événements, les moments vécus parfois exceptionnels, qu'a posteriori, à travers les souvenirs, les photos ou les films, alors que le temps présent qu'on vit avec ceux qu'on aime a une valeur inestimable. Chaque instant compte. Il faut le vivre pleinement et ne pas le perdre, le gaspiller dans l'insatisfaction permanente et la rumination. Un jour perdu est un jour de moins dans votre vie et vous rapproche de l'échéance finale. On ne se le rappellera jamais assez. Le jour où on en prend conscience, il est souvent trop tard.

Gérez votre temps pour ne pas le perdre

Pas le temps, plus le temps, jamais le temps, leitmotiv. Mais, le temps, c'est la vie et ceux qui n'en ont pas le perdent, courent après, gâchent leur vie.

Gérer son temps, c'est utiliser au mieux celui que l'on a, c'est choisir de ne pas le gaspiller en :

  • actions superflues
  • bavardages sans intérêts
  • causes perdues d'avance
  • obligations dont on peut se passer
  • dîners et mondanités inutiles
  • repas-corvées
  • relations sans intérêt
  • débats stériles, contrariants, ennuyeux
  • réunions de travail interminables...

Gérer son temps, c'est d'abord gérer sa vie, en savoir le sens et en avoir fixé les objectifs en fonction desquels on peut programmer ses actions, et les intégrer dans un emploi du temps, global ou quotidien, afin de ne pas se disperser, ni s'écarter de ce qui est réellement important pour soi.

Pour bien gérer son temps, il faut ne pas en perdre, l'utiliser utilement et positivement.

Profitez de votre temps et consacrez-en le plus possible à ce que vous aimez, à ce qui vous fait plaisir et vous motive et aux gens que vous aimez. C'est la meilleure façon de bien l'utiliser et de ne jamais regretter de l'avoir perdu.

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Evitez les malentendus

On communique à tout moment, partout, avec tout le monde. Informer, c'est aussi expliquer. Dialoguer, c'est se faire comprendre. Les fausses interprétations, les quiproquos, la mauvaise foi font mal. Les dialogues de sourds débouchent toujours sur des malentendus. Et de ceux-ci naît toujours une dysharmonie. Parfois la guerre.

La communication est souvent tendue et conflictuelle parce qu'elle est ambiguë, confuse et incomplète. Bien des gens ne s'expriment pas totalement et n'explicitent pas leurs pensées. Certains ont même l'art de cultiver l'ambiguïté et la confusion. Or il n'est rien de plus simple que la clarté et la transparence du langage.

Dites ce que vous avez à dire, sans détour, sans allusion, sans faux-fuyant ni confusion, en faisant même attention aux jeux de mots qui peuvent être, parfois, mal interprétés.

Dites ce que vous avez à dire complètement, sans honte ni réserve. Vous pourrez ainsi vous affirmer, vous libérer.

Pour être compris, soyez clair et précis : un mot est un mot. Ne prenez pas un mot pour un autre.

Pensez à ce que vous avez à dire, pour ne pas dire n'importe quoi, puis dites-le comme vous le pensez.

Evitez de communiquer quand vous êtes en colère, votre message serait changé.

Expliquez bien vos pensées, votre position, vos intentions, vos réflexions pour qu'il n'y ait pas de malentendu, vous éviterez ainsi bien des stress, bien des difficultés trop fréquentes nées d'une mauvaise interprétation ou d'un quiproquo, et tous les procès d'intention qui attisent la mauvaise foi.

Prenez le temps de réfléchir avant de répondre. Les réponses et les réactions précipitées, sans réflexion, sont souvent malheureuses et maladroites, ne correspondant pas toujours à ce qu'on voulait dire et à ce qu'on voulait obtenir.

On ne prend jamais assez de temps pour réfléchir. On est souvent pris au dépourvu et on dit n'importe quoi sans le penser vraiment ni analyser les conséquences. Nos jugements traduisent souvent plus une réaction passionnelle qu'une pensée mûrie, nous mettant en mauvaise posture et mal à l'aise.

 

N'essayez pas d'avoir raison

L'être humain a le travers de vouloir toujours avoir raison. L'orgueil prend souvent le pas sur l'intelligence. Pour prouver et convaincre à tout prix, on se bute, on s'entête, on se fâche, mais la vie en collectivité exige un effort et il faut savoir accepter les différences, la diversité, les opinions divergentes. Il faut admettre l'autre.

Nos sages nous enseignent qu'on apprend toujours quelque chose de l'autre. Il suffit d'avoir l'humilité d'écouter.

Toute opinion peut être respectable. Il faut apprendre à admettre et ne jamais oublier que le dialogue est avant tout un échange ; le péché est de vouloir avoir l'exclusivité de la raison, de croire être seul détenteur de la vérité. Le respect de sa vérité commence par le respect de la vérité d'autrui.

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Comptez sur vous-même

Comptez d'abord sur vous-même. Mettez un point d'honneur à ne pas vous décevoir. Les bienfaits venus des autres sont le surplus, un cadeau de la vie, imprévisibles comme un don.

Il nous arrive tous les jours d'être déçus, découragés, parce que nous avons trop compté sur les autres ou sur une situation, parce qu'une attente ne s'est pas réalisée, parce qu'un projet sur lequel nous avons misé ne s'est pas concrétisé, parce que ce qu'on attendait de quelqu'un, surtout s'il s'agit d'un ami ou d'un parent, ne s'est pas réalisé, parce qu'une prise de position que nous attendions n'a pas eu lieu, etc.

Le stress qui en découle est d'autant plus important que l'objet de l'attente représente pour nous une valeur morale ou matérielle importante, que celui duquel nous attendions quelque chose nous est cher et que le résultat que nous escomptions remet en cause beaucoup de choses. La décision est souvent forte, et déprimante, parce qu'elle nous place dans une situation à laquelle nous ne nous attendions pas et qu'elle induit un changement brutal pas préparé, annulant nos prévisions, nos espoirs. N'attendez pas trop des projets que vous faites et que vous mettez en route.

Ne vivez pas accroché à l'attente. Parmi vos hypothèses, tenez compte d'un échec éventuel, préparez votre réaction et une solution de rechange.

Soyez réaliste

On rêve toujours de changer la vie, et surtout sa vie. Le succès sans précédent des jeux de hasard, comme le loto, en dit assez sur les espoirs informulés, les tentations, les désirs des hommes et des femmes d'aujourd'hui.

Mais l'illusion ne peut devenir un objectif. Nous devons nous construire des espérances réalisables, des désirs possibles, des motivations fondées sur une réalité. A trop s'éloigner du réel, on ne trouve que la folie.

Nous devons fixer les espérances au niveau du réel et du réalisable pour éviter la déception, la désillusion et le découragement.

Le stress naît souvent d'un décalage entre l'espérance et la réalité. Nous voulons tous devenir riches et célèbres. Pourquoi pas ? C'est possible pour certains, ceux qui se battent, les ambitieux qui appliquent toute leur énergie et toute leur intelligence à atteindre cet objectif. Cela l'est moins pour d'autres, ceux qui n'en ont pas les capacités et ne font rien pour y aboutir, attendant sans rien faire que la fortune leur tombe du ciel.

Certaines choses sont possibles si l'on réunit un minimum de conditions. D'autres sont irréalisables lorsque ni la situation, ni les capacités, ni le comportement n'y prédisposent. Pour réussir, il faut y mettre du sien.

 

Protégez votre liberté

La liberté est un besoin vital. Pourtant, nous sommes soumis à des contraintes de toutes sortes, et nous les acceptons car elles font partie des règles de toute société organisée. Il est plus dur d'admettre que l'on dépend d'un plus fort, plus riche, plus puissant que de vivre des responsabilités trop grandes, des affections pesantes. Le pouvoir de l'autre est toujours une atteinte à une liberté qu'on souhaiterait totale, alors même qu'elle serait alors aussi insupportable. Nous devons donc nous efforcer à la fois de préserver notre indépendance et d'adoucir les contraintes que nous faisons peser sur les autres : enfants, conjoint, amis, relations professionnelles. Le pouvoir comme la liberté s'apprennent et exigent qu'on y prenne garde.

Que ce soit au travail, à la maison, avec ses amis, lorsqu'il y a une divergence de vues et d'options, quand l'objet en cause n'est pas primordial mais que la situation proposée, fût-elle un loisir, ne convient pas et qu'elle est ressentie comme une contrainte, il ne faut pas hésiter alors, quand on peut le faire, à s'y soustraire poliment pour garder son indépendance et sa liberté d'action.

Toute forme de dépendance et d'atteinte à la liberté est oppressante et nuisible pour l'équilibre psychologique.

Il faut donc toujours tout faire pour sauvegarder une liberté et une indépendance relatives... tout en sachant que l'indépendance totale est impossible.

 

Evitez les situations embarrassantes

Il nous arrive tous de nous placer et de nous enfermer involontairement dans des situations difficiles, embarrassantes, ambiguës, floues, souvent inextricables, sans porte de sortie.

Il s'agit parfois de situations banales, parfois de situation simples qui se compliquent et tournent mal, parfois de situations complexes ou dangereuses que l'on aurait dû et pu éviter. Mieux vaut réfléchir avant d'agir et ne jamais faire aveuglément confiance.

L'important est de savoir préserver au maximum son aire de liberté. Pour cela, il faut éviter de :

  • s'embarquer dans des situations qu'on ne maîtrise pas ou qu'on ne connaît pas, et qui peuvent nous coûter très cher,
  • suivre n'importe qui et faire confiance à des gens qu'on ne connaît pas, l'aventure peut réserver des surprises et beaucoup de stress,
  • s'engager dans des situations à risque lorsqu'on n'en a pas l'habitude,
  • s'associer à la légère : votre naïveté peut vous faire perdre votre fortune et votre crédit,
  • donner son téléphone et ses coordonnées au premier venu, au risque de le regretter plus tard.

On peut aussi se retrouver dans des situations embarrassantes pour des promesses faites à la légère et qu'on ne peut tenir.

Evitez les "je sais", "je connais", "je vous arrange ça", etc, prononcés sans fondement, par pure fanfaronnade.

Ne "frimez" pas. Car il y a pire que de dépendre des autres, c'est de se créer à soi-même des prisons inutiles.

 

Menez votre vie à votre rythme

Certains sont des tortues, d'autres des chevaux de course ; certains sont stressés lorsqu'ils sont pressés, d'autres malheureux dès qu'ils n'ont rien à faire. Le stress naît des exigences sociales ou professionnelles, des contraintes qui nous imposent un rythme d'activité contraire à notre nature.

Et, comme chacun a son rythme, chacun a aussi ses biorythmes et des heures favorables ou défavorables. Il est du matin, vous êtes du soir. Il ne travaille que dans l'urgence, vous avez besoin de prévoir. Il a raison, vous aussi. Il y a toujours un bon moment, celui où l'on se sentira le plus apte à agir.

Si vous êtes fait pour vivre intensément et rapidement, faites-le, vous n'en ressentirez aucune fatigue. Mais n'allez pas pour autant plus vite que votre rythme et n'en faites pas trop : vous le paieriez cher plus tard.

Nul n'est invulnérable. Des champions, des stars, des patrons d'entreprise tombent tous les jours parce qu'ils ont dépassé leurs limites. Si vous êtes fait pour vivre au ralenti, n'en ayez pas honte : c'est à un rythme lent que vous vous sentirez bien et que vous serez le plus efficace. Le stress provient du déphasage, parfois imposé par l'environnement et les exigences d'une vie professionnelle pas toujours adaptée à votre rythme d'activité, qui contrarie notre nature en nous sollicitant trop ou pas assez. Il revient à chacun de trouver l'ajustement nécessaire en se ménageant des périodes de repos ou, au contraire, en recherchant une activité complèmentaire stimulante, intellectuelle ou physique. Mais lorsqu'on est au-dessus ou au-dessous, quand les signes d'alarme de stress apparaissent, il faut avoir la sagesse de rectifier le tir à temps, de revenir à un rythme plus adapté.

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Pensez aussi à vous

Pris dans l'engrenage de la vie, du travail, des obligations et dans le filet des autres, on s'oublie, on se néglige, on se sacrifie sans raison et sans même le vouloir. A ne plus penser à soi on se perd.

"Si je ne suis pas pour moi, qui le sera ?

Et, si je ne suis que pour moi, que suis-je ?

 

La sagesse ancienne nous rappelle qu'entre l'indifférence à son propre sort et le nombrilisme l'homme doit trouver un juste équilibre, car il a le devoir d'assurer sa propre survie.

Il faut s'arrêter pour souffler, pour se regarder, prendre du recul, comprendre ses raisons et ses motivations, faire le point.

Arrêtez-vous le plus souvent possible pour vous retrouver, faire le point, voir où vous allez, satisfaire votre ego, vous gratifier, vous gâter, vous faire plaisir et vous accorder un peu de ce bien précieux : du temps.

S'il est important de se dévouer pour autrui et pour des causes qui nous motivent, si se donner totalement à un travail qu'on aime et qui nous plaît est également un bon stress, il est indispensable aussi de penser à soi pour sauver sa peau.

Il est bon de se retrouver à la fin de la journée, d'observer une pause, pour faire le point, le bilan de la journée et aussi de faire le vide et décompresser avant de s'endormir.

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Soyez moins exigeant et plus indulgent

La perfection en toute chose étant impossible, pourquoi s'énerver sur des détails, être intolérant envers les autres et envers soi-même, n'accepter aucune faille ni aucune faiblesse ? Les surhommes sont rares, et c'est une bénédiction. L'indulgence est une des qualités les moins bien partagées. On condamne, on juge, on exige quand il faudrait excuser, comprendre, pardonner.

On passe son temps à râler, à rouspéter, à se demander pourquoi ceci, pourquoi cela, à s'énerver pour des petites choses, un travail qui n'a pas été fait à la lettre, un message non transmis mot à mot, un comportement pas strictement conforme à ce qu'on attendait, un langage qui n'est pas exactement celui qu'on voulait entendre... La recherche permanente de la perfection, de la minutie, de l'ordre absolu, est très stressante et rend souvent malheureux et insatisfait. On est en permanence irritable et nerveux. Il faut apprendre à vivre avec les faiblesses et la diversité des autres. On oublie trop souvent l'essentiel.

Rappelons-nous la maxime "Ne juge pas ton prochain avant de te mettre à sa place". Cela nous éviterait bien des colères et des déceptions inutiles.

L'intolérance est la pire des choses, elle nous conduit à l'extrémisme, à l'exclusion, à l'isolement et nous rend en fin de compte malheureux.

Soyons indulgents et tolérants envers les autres pour qu'ils le soient envers nous.

 

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Préparez vos enfants au stress

Nos comportements, nos réactions aux émotions, aux problèmes, aux difficultés sont en partie conditionnés par ce que nous avons appris et vécu pendant notre enfance et notre adolescence. Et, si un terrain génétique peut favoriser telle prédisposition, telle fragilité, psychologique et organique, la plupart des réactions de l'être humain sont le résultat d'un apprentissage et d'un conditionnement acquis dès le début de la vie. Les bonnes expériences vécues et réussies dans l'enfance sont reproductibles à l'âge adulte. C'est pourquoi nous pouvons faire quelque chose pour nos enfants, les "conditionner" pour les rendre mieux adaptés au stress, les préparer à affronter dans de meilleures conditions les problèmes qu'ils rencontreront à l'âge adulte.

L'enfant que l'on a terrorisé dans sa première enfance, qui a eu peur du grand méchant loup, des fantômes, du voleur, ou, tout simplement, de l'obscurité, gardera cette peur tout au long de sa vie.

L'enfant qui a été mordu par un chien aura toujours peur des chiens. Celui qu'on a étouffé d'interdits, de "ça ne se fait pas", "c'est honteux", "attention à cela", aura du mal à l'âge adulte à s'intégrer et à se libérer des tabous programmés au fond de sa mémoire.

L'enfant surprotégé, qui n'a jamais affronté une difficulté, l'enfant pris totalement en charge et à qui on a tout donné sans lui apprendre le sens de l'effort ne saura pas affronter la vie ou faire les efforts nécessaires. Tout effort, toute contrainte, lui deviendra stress.

L'expérience et l'apprentissage du stress, donc de la vie, se font dès l'enfance.

L'enfant qui s'est affirmé très tôt, a appris à se débrouiller et qu'on n'a pas inhibé, s'affirmera plus facilement à l'âge adulte et ne sera pas stressé au premier obstacle.

On apprend à gagner mais aussi à perdre, à se débrouiller, à posséder et à se séparer, à s'adapter. C'est en se frottant aux autres et en affrontant à la fois la victoire et l'échec qu'on se construit. Tout est programmable et reproductible à lâge adulte, même l'envie de fumer, peut-être celle de boire et se droguer. L'enfant qui voit fumer autour de lui sans être prévenu du danger sera plus tard tenté de faire la même chose, parce que fumer sera pour lui une certaine manière d'être "grand".

Là aussi, la meilleure prévention contre le tabagisme, l'alcoolisme et la drogue devrait commercer dès l'enfance.

Il faut savoir préparer l'enfant sans l'angoisser, sans en faire surtout l'exutoire de nos propres anxiétés. Il faut savoir lui dire oui ou non à bon escient, l'aimer infiniment, sans céder sur tout éternellement.

Il faut le conduire sur le chemin de l'épanouissement et de l'affranchissement, non sur celui de l'inhibition et de l'inadaptation. Pour pallier les déficiences et les faiblesses parentales, ne faudrait-il pas envisager d'intégrer cet apprentissage dans l'enseignement primaire ? L'enfant écoute souvent plus sa maîtresse que ses parents qui cèdent souvent à tout, préparant finalement mal leur enfant à la vie de demain.

 

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