Vivre le stress au quotidien

Etre soi-même

 

 

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Toutes les techniques de relaxation nécessitent un apprentissage, une mise en forme, et donc prennent du temps. Or, les facteurs de stress interviennent dans notre vie de manière quotidienne et répétée. Comment faire ?

Il s'agit d'apprendre à vivre avec le stress tous les jours, de l'affronter, et mieux encore de l'apprivoiser, n'importe où et n'importe quand.

D'entrée de jeu, j'énoncerai un principe général que je vous conseille volontiers d'ériger en règle d'or : n'hésitez pas à lire et relire ces jolis vers de Ronsard et apprenez-les par coeur :

"Mais le sage qui ne se fie

Qu'en la plus sûre vérité,

Sait que le tout de notre vie

N'est rien que pure vanité"

 

 

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Etre soi-même.

Simple, me direz-vous...

Cela reste à voir.

 

  • Quand je vais à l'église le dimanche, ou que j'y envoie les enfants, parce que... n'est-ce pas... les autres gens du village...
  • Quand je porte un costume strict avec chemise et cravate parce que les autres cadres de l'entreprise...
  • Quand je m'endette pour acheter une grosse voiture... plus grande que celle du beau-frère...
  • Quand je fais mes achats dans les boutiques à prix exorbitants, statut social oblige...
  • Quand je vais en vacances dans les endroits chics et chers car c'est là qu'il faut avoir été...
  • Quand de regarde "Apostrophe" pour connaître les livre à lire, car c'est de ceux-là qu'il faut parler...
  • Quand j'oblige mes enfants à faire du cheval, car ça fait bien...
  • Quand je me sens obligé d'avoir le dernier IPHONE, la dernière TV, une loge à Roland Garros, une table au Fouquet's, de faire mes courses à Londres...
  • Quand je fais les choses parce que les autres les font aussi...
  • Quand je pense d'une certaine manière parce que c'est la façon officielle de penser...
  • Quand je m'oblige à faire l'amour tous les jours parce que d'après Dupont et Durant...
  • Quand je force mes enfants à aller au conservatoire ou à faire du latin, car ceux du préfet font pareil...
  • Quand je me sens obligé de porter un survêtement "fluo" pour faire 300 m de jogging dans les bois...
  • Quand l'après-ski est plus important que le ski...
  • Quand je me sens obligé de faire de l'épate, comme les copains...
  • Quand je suis persuadé qu'il ne faut pas regarder les gens car ça fait distingué...
  • Quand je n'arrive à dire ce que je ressens, de peur de déplaire...
  • Quand j'achète du whisky alors que j'aime la bière...
  • Quand le regard d'un enfant ne parvient plus à m'émouvoir...
  • Quand j'en veux à ma fille d'être plus mince que moi...
  • Quand j'en veux à mon fils de sortir avec des filles de 20 ans...
  • Quand je galère dans des groupes de compétition au Club Med. parce que "les jeunes, je vais leur montrer"...
  • Quand je suis incapable de reconnaître une erreur car les collègues vont penser...
  • Quand je prends un air compassé dès qu'on m'appelle "chef"...
  • Quand je trouve ridicule de "faire le fou avec mes enfants parce qu'à mon âge"...
  • Quand je deviens incapable de faire un câlin à ma compagne dans la rue car "dans ma situation"...
  • Quand je ne m'amuse plus qu'au Régine's Bar...
  • Quand je ne puis lire aucun autre journal que Le Monde parce que les autres...
  • Quand seul le mieux me semble digne de moi...
  • Quand j'ai un "look d'enfer", que je suis "vachement" branché et j'assure "un max"...

Dans tous les cas, et dans bien d'autres encore, je ne suis pas moi, mais je m'efforce de paraître quelqu'un qui n'est pas moi.

C'est le stress de base, celui qui vous fait courir tout au long d'une vie, qui vous use et finit par avoir le dernier mot.

Aucun organisme ne supportera d'être maltraité durant des années, aucune personnalité ne souffrira d'être dédaignée au long cours, aucun Moi n'acceptera d'être renié indéfiniment.

Or, tout cela appartient au "PARAITRE", ce refus d'être soi-même, avec ses forces et ses faiblesses, ses qualités et ses défauts, ses espérances et ses regrets...

Paraître, c'est le jour sans la nuit, l'été sans l'hiver, le ciel sans la terre ; c'est la valeur d'une chose sans la chose elle-même, c'est la vie sans la mort, et c'est mourir sans avoir vécu. C'est le stress absolu, car la question qui est posée n'obtient jamais de réponse.

Soyez donc vous même partout, tout le temps et avec tout le monde.

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Apprendre à être soi-même

Etre soi-même, mais qui suis-je en fait ?

Apprenez à être à l'écoute de vous-même, de vos désirs et de vos sentiments, de vos perceptions et de vos sensations... et surtout, surtout...

APPRENEZ A VOUS AIMER TEL QUE VOUS ETES !

Ceci ne doit pas vous empêcher de vouloir progresser, d'aller de l'avant, d'apprendre toujours et encore, bien au contraire, mais tel je suis et tel il faut me prendre.

 

JE SUIS CE QUE JE SUIS

J'AIME QUI JE SUIS

J'AIME LES AUTRES

J'AIME CE QUE SONT LES AUTRES

LES AUTRES M'AIMENT TEL QUE JE SUIS.

 

Cette stratégie extrêmement efficace de gérer le stress supose un certain nombre de préalables ou d'ajustement, en particulier au niveau de la manière de penser.

Il s'agit là d'un principe fondamental qu'il serait sans doute utile d'appliquer en toutes circonstances, qu'elles soient d'ordre domestique, professionnel ou social.

C'est la condition indispensable pour positiver le stress, lui conférer un impact favorable et le conditionner de manière efficace.

Et dès lors que je m'aime tel que je suis, je vais être capable de projeter de l'amour sur les autres. Cela facilitera considérablement ma communication avec des contacts plus nombreux et plus fructueux.

 

Apprendre à penser différemment

Qui d'entre nous n'a pas l'idée formelle que notre pensée représente une des rares choses qui nous appartienne en propre. Il n'est que d'entendre les "je penses ce que je veux", "la pensée est libre"...

Mais y ai-je regardé de plus près car, en fait, je pense très souvent :

  • comme mes parents,
  • comme mes éducateurs,
  • comme mes voisins,
  • comme mes collègues d'atelier ou de bureau,
  • comme le journaliste de la télé,
  • comme le prédicateur à l'église,
  • comme la dernière personne qui m'a parlé.

Je ne m'interroge donc guère sur le bien-fondé de cette pensée. Dans quelle mesure correspond-elle à la réalité, ou tout simplement à ma réalité ? Tout en ne connaissant ni les tenants, ni les aboutissants de cette pensée, je vais néanmoins m'y accrocher. La nature a horreur du vide et, au fond, ne vaut-il pas mieux penser comme tout le monde que de ne pas penser du tout ? Voire...

Cette habitude de s'en remettre à d'autres pour justifier ma pensée, qu'il s'agisse d'apprécier un évènement, de prendre une décision ou de préparer un projet crée toutes les conditions pour figer la pensée dans un carcan de contraintes, l'empêchant de bouger, de se plier et de s'assouplir, en un mot de d'adapter.

LA PENSEE FIGEE CONSTITUE UNE SOURCE MAJEURE DE STRESS. Nous l'avons vu, le stress est avant tout dû au changement. Le conflit devient alors inévitable, engendrant angoisse et tensions nerveuses. Dès que la pensée ne colle plus au changement en cours, elle se transforme en "pensée magique", ne représentant plus que des éléments imaginaires.

De nombreuses sentences et maximes, même s'il en est qui ne manquent pas de bon sens, sont des représentations caractéristiques de cette forme de "pensée magique". Elles fixent l'individu dans un moment intangible et permanent : "Pierre qui roule n'amasse pas mousse"... et fi donc du changement, de la nouveauté, de la mobilité ! "Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras"... et qui donc entreprendra en prenant des risques, certes calculés, mais néanmoins incontournables ?

A une époque de changements permanents, la flexibilité de la pensée devient non seulement un atout mais encore une nécessité.

Il faut se rappeler que la vérité d'aujourd'hui n'est pas forcément ni celle d'hier ni celle de demain, et qu'il faut être capable de réviser ses opinions et ses jugements en conséquence. La tradition, les références au passé, permettent certes de s'ancrer dans une référence culturelle, de limiter un espace de vie, mais elles fonctionnent également comme des barrières au dynamisme de la pensée, en représentant le plus souvent un obstacle quasi insurmontable pour les idées nouvelles.

PENSER DIFFEREMMENT

C'EST VIVRE EN ANTICIPANT, CE QUE PRECISEMENT

CERTAINES PERSONNES DEPRIMEES 

NE SONT PLUS EN MESURE DE FAIRE.

Mais il ne suffit pas de penser différemment, il faut encore apprendre à penser positivement.

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Apprendre à penser positivement

La pensée positive n'est pas un luxe mais un processus nécessaire pour harmoniser les diverses composantes de la personnalité humaine, qu'il s'agit en quelque sorte de brancher sur une même longueur d'onde... positive. S'il apparaît nécessaire d'apprendre à penser de manière positive, cela signifie donc que nous pensons habituellement de manière négative.

Hélas oui, et bien plus souvent que nous ne pourrions le croire. D'autant plus que nous nous trouvons individuellement, pour la plupart d'entre nous, soumis à :

  • l'influence de notre entourage le plus immédiat (interdits de tout genre, croyances erronées, peurs irraisonnées...) ;
  • l'influence de notre milieu culturel (tabous socioculturels, morale, médiatisation...) ;
  • l'influence de notre environnement social (législation contraintes sociales...).

L'enfant subit les "tu ne dois pas", "il ne faut pas", "ce n'est pas bien" et autres "tu seras puni"... L'adulte, en général, et sans toujours les connaître, est soumis aux contraintes du code civil, du code de la route, du code du travail, du code de la Sécurité Sociale, du code des impôts, du code de la politesse, et il en existe bien d'autres et non des moindres.

Ouvrez un journal, écoutez la radio ou regardez la télévision, que voyez-vous, qu'entendez-vous ? Scènes de violence, récits d'horreur, d'actes de barbarie, description des travers, des échecs, des imperfections les plus notables de l'espèce humaine à travers le monde... Il est tout à fait évident que ce matraquage systématique du cerveau par des informations négatives va peu à peu mettre en place un véritable conditionnement à la pensée négative.

Il en résulte la disparition de l'optimisme, de l'espérance, de la foi en l'homme, qui constituent des facteurs de dynamisme mental et favorisent grandement la mise en place du stress positif.

Nous devenons incapables de nous réjouir devant un verre à moitié plein (alors qu'il pourrait être à moitié vide), et nous nous lamentons à grand bruit quand il y manque une goutte. La moindre contrariété prend des proportions considérables, la plus petite difficulté nous abat, un obstacle minime devient rapidement insurmontable, dès lors que la pensée négative régit une grande partie de nos activités et dicte nos réactions.

POUR RENOUER AVEC LA PENSEE POSITIVE,

IL EST INDISPENSABLE DE SE RECENTRER SUR L'INDIVIDU HUMAIN,

C'EST-A-DIRE DE METTRE EN EXERGUE

LES ASPECTS EXTRAORDINAIRES DE LA CREATURE HUMAINE

PAR RAPPORT AU MONDE QUI L'ENTOURE,

DE SOULIGNER SON ROLE PREPONDERANT ET DE FAVORISER

TOUT CE QUI PEUT CONCOURIR A SON EVOLUTION.

Cela a toujours exister et s'appelle l'humanisme.

Néanmoins, pour que la pensée positive, humaniste, participe réellement à l'essor de l'individu, il reste à ce dernier à apprendre à penser efficacement.

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Apprendre à penser efficacement

Il ne suffit pas en effet de faire preuve d'un optimisme béat pour dynamiser les processus mentaux et parvenir à une gestion efficace du stress. "Tout le monde il est beau et tout le monde il est gentil, mais moi je suis le plus beau et le plus gentil" ne suffit pas.

Apprenons par contre à penser positivement de manière efficace, c'est-à-dire réaliste.

La pensée efficace ne concerne que l'individu et lui seul, dans tous les aspects de la vie, qu'elle vise à lui rendre la plus agréable et harmonieuse possible. Elle consiste par là-même un facteur de stress positif absolument incomparable.

 

PENSER EFFICACEMENT CONSISTE

A PENSER DANS LE SENS DE SON INTERET PROPRE

EN TERMES DE VALEURS SPIRITUELLES ET NON PAS

DE BIENS MATERIELS, DE QUALITE ET NON PAS DE QUANTITE.

 

La pensée efficace place l'individu au centre de la dynamique vitale en restituant un rôle fondamental à la progression individuelle en tant que facteur de contribution à l'essor collectif.

Face à une décision à prendre, un choix à faire, une réaction à avoir, il est nécessaire de se poser la question : EST-CE UTILE POUR MOI ? Car, selon la loi d'interaction avec le milieu, si c'est utile pour moi, cela le sera aussi aux autres. Tout ce qui m'est utile crée un stress positif que je répercute inévitablement sur le monde qui m'entoure.

 

LA PENSEE DIFFERENTE, LA PENSEE POSITIVE

ET LA PENSEE EFFICACE CONSTITUENT LE TREPIED

D'UNE BONNE GESTION DU STRESS.

 

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